La nouvelle tombe : Un chef terroriste sort de l’ombre pour se fournir des armes dans la forêt “Beta green”. Une opération doit être lancée pour la nuit du 20 Août 2010.
Deux équipes de 4 opérateurs (brique) sauteront à 8km de la Zone d’Action sur une drop zone assez étroite.
Elles se rejoindront au “check point A”, non loin du PCI (Point de Contact Immédiat). Mais c’est sur le papier !!!
Dans les faits l’équipe bravo n’a pas sauté. Gus est porté disparu (en vacances), Sylvain ne donne aucun signe de vie (ce qui est vrai depuis une semaine). Du coup, Viper, dit “Bob”, se rend seul au “check point A“, (1). Il est 01.00, pèse 57,8 kg avec 15kg de paquetage et son fusil l’attend au point de support. de mon coté, je suis poussé par le vent et j’atterris au bord de la “beta green” (je gare la voiture après avoir planqué les répliques au point de support). Et je dois rejoindre le “check point A” depuis la “red zone” (zone au delà de la PCI) en courant.
02.00, (2), je pèse 85kg avec 19kg de paquetage au “check point A“, point info :
- Nous ne sommes que 2 pour continuer la mission. Formation Sniper team.
- Nous savons qu’une rencontre aura lieu dans la “beta green”, zone partiellement contrôlée par les vendeurs d’armes guérilleros
- Nous ne connaissons ni le lieu exact, ni l’heure, ni les effectifs en présence.
- Nous ne pourrons communiquer avec le commandement pour recevoir les contre-ordres qu’au point de support.
Le constat nous amène une décision tranchée : le CNC nous dit que la mission est abandonnée. Mais dans tous les cas il nous faut récupérer les armes (répliques) au point de support, y rencontrer notre contact pour avoir plus d’informations et recevoir les contre-ordre. Dans tous les cas, nous pouvons au minimum observer pour rendre compte de la transaction comme toutes les sniper’s team du monde.
En traversant la PCI, j’ai pu apercevoir un check point charly ennemi (controle d’un point de passage par les ennemis). Nous allons contourner par la rivière boueuse. On longe le plus loin possible puis on plonge dans la boue jusqu’aux genoux avec le pantalon autour du coup et le sac à bout de bras. Après quelques centaines de mètres, les bras piquottent, les pieds souffrent des écorchures des petites pierres pointues et des branches d’arbres mortes immergées. Finalement nous nous arrêtons au pieds d’un passage à poisson. Nous ne sommes pas prêt à nager avec nos paquetages (Viper n’est pas équipé pour) sans diminuer encore plus notre sécurité. On se rhabille. Le jour se lève. Il faut rejoindre une zone plus familière, la forêt. L’évolution dans la rivière nous aura démontré comme il est difficile et lent. On retiendra donc qu’il faut être équipé spécialement et qu’il est plus conseillé d’évoluer ainsi lors des approches “sensibles”, en infiltration de ZO ACT (ZOne d’ACTion).
05.40, Le jour vient de se lever et nous devons courir sur le bitume, les vêtements humides à l’intérieur comme à l’extérieur… Une voiture approche. Nous accélérons, le souffle coupé. Mais dans l’orée du bois une maisonnette apparait. Et ne sachant pas quel “danger” nous attends, nous marchons en douceur en reprenant notre souffle la bouche grande ouverte pour réduire les bruits. Dans notre situation, le parcours établit au départ n’est plus valide. Nous nous rendons au PRV (Point de Rendez Vous) situé dans la “beta green”, (3). Si un membre de l’équipe avait pu attérir sans nous rejoindre au check point A, il avait pour ordre de nous retrouver à ce point de ralliement jusqu’au délai maximum prévu avant la mission et de nous retrouver au PEX (Point d’EXtraction).
Le temps de boire une bonne gorgé et de reprendre un rythme cardiaque plus modéré, et nous repartons soulagés de notre sac à dos.
En chemin les dénivelés et les obstacles ne manquent pas. Un mur de Bois nous barre le passage et nous oblige à le contourner sans aucune visibilité sur le chemin derrière.
Nous avons besoin de gagner du temps et d’être libre. De plus notre paquetage n’a plus de raison d’être si nous ne récupérons pas nos armes (répliques) et les précieuses informations ainsi que un moyen com pour faire notre rapport au QG. Prendre les chemins de forêt devient risqué. Des membres du groupes de traficants d’armes guérilléros (joggeurs ou promeneurs) peuvent apparaitre à tout moment et nous compromettre. Nous courrons avec les jambes en feu, à petite foulé bien décidés à donner une meilleure tournure à cette mission. A l’intersection avec la départementale, nous apercevons une voiture qui se gare dans un carrefour qui mène dans tous les direction au coeur de la “Beta green”, (4). Il est temps de passer en mode vert. Nos tenues camos sont idéalement prévues pour ça. finalement nous arrivons tardivement au point de support, (5). Bob, avec 75 kg (130% de poids), puise dans ses réserves depuis déjà trop longtemps. Pourtant nous devons continuer. Il tient bon et couvre mes arrières. Avec l’expérience de tenir au delà des limites de fatigue, j’ouvre la marche jusqu’au PRV, (3). Mon attention ne faiblit pas trop et mes décisions sont encore coherrantes. Bob me fait signe qu’il me suit sans pouvoir réfléchir plus. Nos sacs bien camouflés nous attendent au bord d’un chemin. Mais ou? La fatigue est telle que notre mémoire commence à nous faire faut bon. Malgré la situation nous avons augmenté nos chances. Nous sommes équipés et proche de la ZO ACT. Les Ordre sont tombés : Nous continuons la progression. Nous devons nous tenir prêt. Mais à quoi?
Nous devons attendre le prochain contact radio ce soir pour savoir comment les ordres vont changer. Passer d’une Black Op pour deux briques à une sniper team ce n’est pas la même chose, ni la même ambition. On se planque, on mange un morceau, on fait une sieste de 30mn. Nous sommes à proximité du PRV depuis une heure et le secteur est calme. Nous repartons vers la PPM (point de préparation de mission) pour mettre en place l’approche et l’évacuation vers le PEX (Point d’EXtraction).
13.45, (7) D’après les infos récoltées, la rencontre aura lieu dans la nuits à 21.00, mais nous ne saurons qu’au dernier moment les changements d’objectifs. Puisque nous devrons attendre 6h, nous étudions la carte, préparons un diner chaud, testons nos armes (répliques) silencieusement, et faisons la sieste jusqu’au dernier moment. Une petite séance photo s’organise pour figer l’instant avant le grand moment.
Nous faisons nos peintures de guerre et terminons notre camouflage. Je finis de lui enseigner les rudiments du comportement furtif.
Essayez de trouver Bob dans cette photo. Un passant ne pourrait pas le voir s’il ne le cherche pas et pourtant aucun artifice ne le cache. La réponse à la fin de cet article.
Je lui montre comment avec un peu de peinture on se rend invisible dans un tel milieu. Regardez le contraste entre mes bras et ma face.
Je n’ai fait aucune retouche sur ordinateur. Le flou est due au manque de luminosité dans le sous-bois.
21.20, (8), Nous approchons de la ZO ACT avec une marche furtive le long d’un chemin forestier, hors du champ visuel. Cette marche ressemble à celle d’un animal qui marche dans le bois en cherchant de la nourriture au sol. C’est une marche lente et rythmée. Bob suit mon pas. A 20 m, commence à entendre un chevreuil curieux qui nous suit jusqu’à la ZO ACT. Je suis très fier de mon apprenti. Il a réussit jusqu’ici sans se plaindre. Peu être n’en avait il plus la force? Nous avons marché pendant 16h et il ne le sait pas encore.
Nous passons au cas théorique : comment réaliser notre nouvel objectif de façon fictive.
Je lui donne les donnée du problème :
La rencontre aura lieu sur un carrefour de 3 chemins carrossables dans la “Beta green”, soit 6 accès. A l’heure dite 2 fourgons des trafiquants arriverons. Dans le chemin suivant notre terroriste arrive avec son véhicule (probablement un fourgon aussi) accompagné de son équipe.
Notre principal objectif est de capturer vivant notre terroriste et de le ramener à la PEX. Le R.O.E (Rule Of Engagement) est simple vu la taille de notre équipe (une sniper team), tous les moyens, pas de prisonniers, Charly Ray (cible) ne doit pas mourrir mais bléssé serait acceptable.
Petit détail en fin de message : mettre tous les moyens nécessaires en place pour réussir cette mission. Traduire, mourir si nécessaire. On peut donc sacrifier un des deux membres s’il le faut.
Comme je suis l’observateur de l’équipe j’ai aussi le rôle de “bras fort” (puissance de feu) avec mon SIG 552. Je serai donc le sacrifié, seulement s’il n’est pas possible autrement.
A toi Bob!
Bob sèche. Il est nase et me dit ce n’est pas possible avec 8 à 10 trafiquants et 4 à 5 terroristes. Ça fait du 1 contre 7 et une puissance de feu bien supérieure.
Je lui donne un indice supplémentaire : nous disposons de 4 Claymores, 10 grenades, tous nos chargeurs, l’effet de surprise, …
Finalement c’est un exercice difficile. Quoi qu’il choisisse on ne s’en sort pas.
Jack : Voici une solution. 2 des chemins servent à leur arrivée. Mais il est difficile pour eux de faire demi tour. Ils auront donc 4 sorties. Je pose 2 Claymores sur l’2 d’entre elles, au plus prêt, en direction du carrefour. Elles arrêteront un véhicule ou nettoieront dès notre repli. J’en garde une pour fermer le repli des trafiquants sur leur chemin d’entré en direction du carrefour et pour me garantir la puissance de néttoyage du second véhicule. La dernière sur le chemin de notre repli, en profondeur. Ainsi elle les ralentira et nous signalera que nous sommes encore poursuivit. Il peut y avoir des complications au PEX. Ce donner une chance supplémentaire n’est pas négligeable.
Avec les grenades je ferai des pièges. 8 pour moi et 2 pour Bob. Bob se tiendra de façon à couvrir le chemin du terroriste avec son fusil à lunette. Avec les grenades il assurera ma retraite avec le prisonnier ou la sienne si je tombe avant.
Dans l’ordre je dois neutraliser le second véhicule trafiquant avec les armes et la moitié des effectifs, par la Claymore qui coupe la retraite et une grenade s’il faut. L’explosion doit semer la confusion.
Bob neutralise le conducteur terroriste. Je déclenche 1 grenade ou 2 solidement attachées à un arbre pour couper leur fuite. Je nettoie le second véhicule trafiquant à la grenade. Pour plus de contrôle je me trouverai entre les deux chemins d’entré (sacrifié, n’oubliez pas). Ainsi ceux qui voudrons se protéger derrière les épaves seront dans le champ de tir de Bob, nommé “Cours” (Cours de récréation). C’est une zone où seul celui-ci peut intervenir.
Dès que possible, Bob ou moi même éliminerons un par un les terroristes jusqu’à isoler le Charly Ray et le ceuillir. Reste à espérer qu’il ne court pas sur la seule sortie piégé à la grenade. Autrement dit non commandé.
Le cas théorique terminé nous repartons sur la voie d’évacuation en direction de la PEX, (9), en marche accélérée.
La mission est accomplie mais nous devons évacuer par nos propre moyens. Je récupère ma voiture et nous rentrons sur Tours. En route je réalise que nous avons toujours nos grimages. Nous rentrons sans encombre. Je passe prendre une bouteille de bon vin et un magret de canard pour le cuir au feu.
Le scénario à évolué. Notre hélicoptère a été touché sur le chemin du retour de la PEX et nous avons atterri au bord d’un fleuve. Bob et moi, nous établissons notre campement sur une île au milieu d’un fleuve. Un bon feu nous réchauffe et ouvre la discussion. Et oui! On est pas bavard pendant les opérations. C’est le moment de donner ses impressions et ses meilleurs souvenirs.
Le bilan est très positif. Contrairement à ce qu’il pensait, Bob, a réussit un marche d’orientation de nuit pour la première fois. Il a tenu tout le parcours avec une charge importante pour son gabarie sans jamais se plaindre. Il a put expérimenter (ce qui très rare la première fois) presque tous les types de marche : nuit civile, nuit camouflé furtif, dans l’eau, de jour dans le bois, traverser de zone à risque, point de contact, marche rapide, marche animale, déplacement urbain furtif. Bob aura aussi vécu la nuit et dormi (si peu) le jour. Il a manger sans la faim à cause la fatigue. C’est une grosse expérience.
Le niveau était léger pour le physique, le stress, la technique, la prise de décision néant. Mais il s’agit d’un débutant en découvert qui est aussi novice dans l’armée. Je suis donc fier de Bob. Mais il a encore beaucoup de travail avant la marche d’hivers qui se prépare.
Comme toutes les opérations on fête ensemble la fin en court d’opération. Après le premier verre nous sommes un peu soul mais pas de beaucoup. Suffisamment pour faire un bon dodo.
A mon réveil, un cheval se délasse les pattes au bord de l’eau, tout prêt de notre feu éteint. La cavalière ne nous a pas remarqué. Il faut lever le camp avant que les pêcheur du dimanche ne tombe sur nous.
La solution à la devinette de camouflage de Bob est là :











un bonjour du large du pakistan d’ou je lis le compte rendu de l’op bon hiver a vous :p
a plus
Bob, c’est avec plaisir que je lis ces lignes. Dans même philosophie que nos expéditions tu es allez au bout de de tes ambitions. Même si la mission n’est pas facile je sais que tu n’abandonneras pas. A très bientôt sur la toile.
Comme on dit : Gaffes aux mic-macs Jack!!!
bonjour bonjour a toi au grand jack.
a quand la prochaine op…
envoie moi un mail moi je t’es envoyé mes disponibilitées
Bonjour Jack.
Je relisais le compte rndu de l’OP et me demande a présent s’il y vait bien une force d’opposition.
Si oui, combien étaient-ils ?
Et surtout, comment as tu fait pour démarcher autant de monde pour jouer les “méchants” ?
Bonjours Tor,
Durant cette Op, Nous avons vécu une simulation de situation, qui bien que fictives, se basent sur des situations envisageables dans une serie américain. Les actions chocs sont bien plus sordides. Ils sagissait d’un cas théorique sur terrain, avec des decisions dans le vif du réel, et en conditions physiques réelles. Les Op ont toujours deux versant :
* Un imaginaire qui suit un scenario
* Un réel qui est souvent pédagogique : Maitriser son corps, confiance en soi, endurance physique, stratégie, techniques de combat et de survie, …
Il aurait été possible d’organiser avec des figurants les role de “méchants” avec une assos de Airsoft ou de paintball. Mais la pratique de ses sport est interdit dans les zones publics sans signalisation. Comme je privilégie de belles balades (insertions et extractions) dans des lieux sauvages (pour la rusticité), il faudrait que les actions chocs se passent dans le terrain d’une assos.
Au vu des demandes que je recois depuis un certain temps, ce sera peu etre possible un prochain jour.
Pour l’instant, je finis de sillonner la France dans une semaine et j’organise une immertion profonde dans la nature sur trois jours. Bob devrait de nouveau etre de la partie.
[...] du navire deviennent un peu limite. Mais notre TEAM a déjà connu d’autres difficultés (Opération « New steps »). Je sors le réchaud à alcool et pose 2 quarts à chauffer de l’eau. Ce midi, poisson-riz [...]